Cahouettes


Rencontre virtuelle avec Arnaud Assoumani champion paralympique

Publié par Ecole des Cahouettes sur 19 Mai 2020, 17:46pm

Mardi 19 mai, nous avons rencontré grâce à Play international un champion paralympique Arnaud Assoumani.

Après une séance d'échauffement, un jeu contre l'école Du Hamel (que nous avons perdu à cause du dé lancé par la maîtresse frown) nous avons pu poser des questions à Arnaud. Voici quelques notes prises lors de l’entretien :

La visio
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Qu'est-ce que ça vous a apporté de faire du sport ?

Le sport a changé mon caractère, ça te montre les choses importantes de la vie , les valeurs essentielles : le partage, l'entraide, le respect. Le sport c’est une école de la vie. Je vis de ma passion. C'est très difficile mais c’est une chance. Il y a aussi la fierté de représenter son pays dans les compétions internationales. On ne doit pas faire n’importe quoi.

J'ai subi du harcèlement scolaire quand j'étais au collège et je n'aime pas l'injustice. On est tous différent et c’est important de ne pas se ressembler. Je me bats pour gommer ces différences. En tant que sportif de haut niveau je peux faire passer des messages sur les réseaux sociaux, à la télévision...

 

Pourquoi avoir choisi le saut en longueur ?

C'est un rêve dès l'âge de 5 ans. J'avais l’impression que les gens volaient. J'ai commencé l’athlétisme à 11 ans. Et j'ai été bon dans cette discipline donc j'ai continué.

 

Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans ce sport ?

Ce que j'apprécie le plus c’est la sensation de pouvoir voler, de sentir le vent sur ma peau, la sensation de vitesse, aller de plus en plus loin. Et puis les collègues d’entrainement ce sont des amis. On a la même passion, on partage des moments de vie.

Le jeu

Le jeu

Comment avez-vous réussi à garder le courage pour vous entrainer pendant le confinement ?

Ce n'était pas toujours facile. Tant que les Jeux Olympiques n'étaient pas reportés, ça allait parce que c'est ma vie, c'est ce qui me permet de vivre, de manger. Je mets toute mon énergie là-dedans même si c’est compliqué. Je m'adaptais. J'ai dû m'adapter toute ma vie. J'ai eu de moins de motivation quand les JO ont été reportés. J'en ai profité pour faire une pause, faire de la musique, pour lire...

Comment arrivez-vous à avoir le mental le jour de le compétition ?

D'abord je suis très concentré. Plus vous vous entrainez plus votre corps s'habitue et les automatismes sont là. Donc il reste le mental. Si vous êtes stressé, s'il y a trop de pression on peut ne pas être performant. Il y a des fois on sent qu'on n'a pas tout donné. Lorsqu'on perd, c’est important car dans la vie on perd plus qu'on gagne. Perdre ça permet de se poser questions, de s’améliorer. Quand je perds, je félicite mes adversaires.

Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous avez gagné une médaille de bronze à un championnat avec les valides ?

Sur le coup j'étais pas très content car j'avais mordu deux fois et j'aurais pu avoir une meilleure place et me qualifier pour une autre compétition Après j'ai été très content. J'ai pu montrer que ce n'était pas parce que j'étais différent que on ne pouvait pas y arriver.

De face
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Est-ce que ceux avec qui vous vous entrainez ont aussi un handicap ?

Non je m'entraine à l'INSEP dans un groupe valide. Mais je me suis entrainé avec un non voyant aux Etats-Unis.

Quel est l'adversaire le plus redoutable que vous avez rencontré ?

Moi-même ! C’est ce qui va me permettre de progresser. Il faut être exigeant perfectionniste.
 

Du fond de la classe
Du fond de la classeDu fond de la classeDu fond de la classe
Du fond de la classeDu fond de la classe

Du fond de la classe

Les mots des élèves après la rencontre

 

J'ai bien aimé la séance avec Arnaud Assoumani. Nous lui avons posé des questions. Il nous a raconté son passé. Ce qui m'a le plus touché c'est qu'il a subi du harcèlement.

 

Ce qui m'a touché c'est quand il a dit que quand il était petit il se faisait harceler car c’est difficile de parler de sa vie personnelle. La deuxième chose c’est quand il a dit qu'il n'avait pas d'avant bras parce que c’est difficile de parler de son handicap.

 

Les phrases qui m'ont marquée sont : "Mon plus fort adversaire c’est moi" et "Je veux faire disparaitre les injustices". Car je trouve ces phrases tellement belles et vraies. Si tout le monde pensait comme ça, tout le monde serait tellement mieux et tout le monde pourrait avancer.

 

J'ai bien aimé la séance de sport avec Arnaud Assoumani. Ce qui m'a touché c'est qu'il se faisait harceler et parce qu'il n'avait pas de bras. Il a choisi ce sport parce qu'il voulait voler.

 

On a vu un joueur paralympique. Il a un handicap. Il nous a dit que même si on un handicap on peut faire du sport. Il se faisait harceler au collège et il a dit qu'il faut se battre pour arrêter le harcèlement.

Questions débat

Questions débat

Je souhaite remercier chaleureusement mes élèves présents, la classe de CM1 de l'école Du Hamel de Neuilly-sur-Marne, Monsieur Debeuré (enseignant aide relationnelle sur notre école), Play international et évidement Arnaud Assoumani pour cette rencontre virtuelle très riche en valeurs sportives. J'espère sincèrement que mes élèves se souviendront longtemps de cette rencontre.

Mme Decomps

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